BOSSCHAGE
“Be lion-mettled, proud, and take no care who chafes, who frets, or where conspirers are: Macbeth shall not vanquished be until great Birnham Wood to high Dunsinane hill shall come against him.”
“That will never be: who can impress the forest: bid the tree unfix his earth-bound root? Rebellion’s head, rise never, till the wood of Birnham rise.” (Shakespeare)

avec Pauline de Groot, Constance Neuenschwander, Dominique Pollet et Rob List; video film de David Haneke, adaptation du texte de Shakespeare par Mathias de Koning et ‘t Barre Land. Première Amsterdam 2004

GROTTO
Second duo de la série Follies. Grotto (grotte) était 'un portail des enfers' depuis les peintures des caves du temps glaciaire - le domaine des nymphes, des gnomes et des rois bannis. Dans le 18ème siècle le grotto était une édifice populaire, souvent construit pour inclure des jets d'eau artificiels. Avec les thèmes de la vanité et de l'imatérialité, cette pièce de mouvements est une réflexion sur la grotte aussi bien comme un lieu de rafraîchissement oisif que comme une porte donnant accès à l'enfer.
Avec Nanci Nievaard et Rob List, première Amsterdam 2001

OOSTERPARK
Un solo en duo avec une vidéo projetée, Oosterpark (Parc du quartier Est d'Amsterdam) est une étude de la nature sur le feuillage en mouvement et le geste en direct. Un homme nu est allongé devant un écran de film, bougeant dans un étrange contrepoint avec, sur l'écran, les feuilles qui se balancent et le défilé des crépuscules– son voyage agité finissant dans l'image même, un nouvel Eden de clairières pixelisées. C'est à la fois un hommage à la fameuse scène du parc dans le film 'Blowup' d'Antonioni et un voyage symbolique vers un monde où les vérités de la nature peuvent être trompeuses.
Avec Rob List , film de Boris Gerrets; première Amsterdam 2002

Dans mon oeuvre une personne bouge en silence, avec le dos presque continuellement tourné vers le spectateur. Même si ses mouvements sont délibérés, ils restent tout de même ambigus et à peine reconnaissables dans le sens où ils ne se réfèrent pas à une autre réalité. Je dirai que mes compositions de mouvements mettent l'accent sur la condition de la temporalité. D'un côté la réalisation que le moment présent continuellement s'éloigne dans le passé; et de l'autre côté l'état de suspense continu créé par l'attente - le moment où le présent rencontre le futur. Le sculpteur Richard Serra remarquait une fois que la mémoire et l'anticipation sont les 'moteurs' de la perception. La tension entre elles, est aussi la force conductrice dans mes performances.

Je considère mon travail comme une critique du language et de l'idéologie de la représentation, qui force constament le spectateur à analyser, à interpréter et à juger. Dans le cadre du théâtre, chaque geste, chaque action semble poser la question: « Qu'est ce que ça signifie ? ». Je préfère retourner vers un point de départ plus élémentaire du théâtre: le corps seul dans l'espace, qui par sa pure présence actualise continuellement l'ici et le maintenant, activant l'espace et le rendant plus concret et palpable. Mon travail est une forme de recherche dans cette 'qualité du moment présent' afin de pouvoir la développer dans une chorégraphie
Ce travail est également une critique implicite de l'oeil médiatisé, qui édite et rejette ce qui n'est pas 'important', réduisant le monde à une image à deux dimensions en excluant toute perception au-delà de son cadre. Au XXI siècle le virtuel est devenu un défi pour l'actuel dans lequel la nature du 'réel' est de plus en plus remise en question. Dans mon travail je souhaite seulement faire appel directement aux sens et aux perceptions du spectateur ainsi qu'au monde qui les entoure.

En général, j'ai tendance à chercher mon inspiration dans les arts visuels. Dans quelques unes de mes performances, il m'est arrivé de dessinner ou de peindre, ce sont pour moi des actions. Je présente mon travail dans les galeries, les musées ainsi que dans les théâtres. Souvent le travail est présenté avec la lumière du jour ou sans lumière théâtrale. Mon travail est souvent décrit comme étant 'minimal' puisque j'utilise si peu d'éléments: pas de texte, de gestes codés ou d'expressions du visage; pas de costumes, makeup; pas de narration. Pourtant je ne me considère pas moi-même comme un minimaliste, je vois une similarité avec la sculpture minimaliste dont l'accomplissement majeur, depuis les années 60, n'a pas été vraiment son économie mais plutôt sa création d'un 'espace actif'. La perception fondamentale de ce genre de travail s'est déplacée de l'objet d'art vers une conscience plus grande de l'espace dans lequel l'objet est exposé. L'espace qui inclut la forme - plutôt que juste la forme elle-même -
est devenu, pour l'art minimal, une importante source de force et de beauté. Dans mes propres performances où le corps humain est lui- même la forme, j'utilise le status unique du corps comme figure et signifiant afin d'évoquer cette activité de l'espace.

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